Davidson devient une petite célébrité
En 1916, l’éventuel licenciement de Davidson déclenche une controverse politique. Des représentants du gouvernement veulent fermer le Bureau botanique et licencier Davidson mais de nombreuses lettres envoyées aux journaux les convainquent de le garder, lui et son personnel. Le gouvernement finit par fermer le Bureau botanique mais Davidson et son personnel trouvent de nouveaux emplois au sein de l’Université de la Colombie-Britannique. Pendant que le sort du Bureau botanique est débattu dans les journaux, Davidson poursuit son enseignement auprès du club d’alpinisme. Deux ans après la stabilisation de son emploi et alors que les membres de la section de botanique deviennent plus nombreux que les alpinistes, Davidson intensifie les activités pour ses fidèles. Il rebaptise la section de botanique « section d’histoire naturelle » et l’agrandit en y accueillant ceux qui s’intéressent à la géologie et à l’entomologie.
Cette initiative va à l’encontre de la tendance de l’époque en faveur d’une spécialisation scientifique de plus en plus poussée. Pour les journaux locaux, Davidson est un « spécialiste en botanique » et une « autorité dans certaines branches de l’entomologie », qui est également « bien versé dans la géologie ». Les naturalistes reconnaissent plus l’incroyable réussite de Davidson pour ce qui est d’enseigner et d’encadrer les autres dans l’exploration de la nature qu’une quelconque expertise du botaniste dans les domaines précités.
John Davidson devient une figure importante de la presse à la suite de la controverse qui entoure son Bureau botanique et il représente un vecteur d’unification pour tous les naturalistes de Vancouver.
