English

Émergence d’une société — La Vancouver Natural History Society

John Davidson (6 août 1878 – 10 février 1970)

John Davidson est un botaniste qui rendit populaire l’étude de la nature en offrant au public des exposés illustrés. Il est le père de la Vancouver Natural History Society ainsi que de l’Herbier et du Jardin botanique de l’Université de la Colombie-Britannique. Ses travaux axés sur la conservation lui valent aujourd’hui d’être considéré par beaucoup comme un héros du mouvement environnementaliste.

Le British Columbia Mountaineering Club (BCMC)

En 1911, à la recherche de cartes représentant les montagnes environnantes pour guider ses travaux de collecte de spécimens, John Davidson pousse la porte de Bishop and Christie, un magasin situé sur la rue Granville à Vancouver. Il y fait la connaissance de J.C. Bishop, président du BC Mountaineering Club (anciennement le Vancouver Mountaineering Club), un groupe dont la naissance remonte à octobre 1907.

Bishop promet que les membres du BCMC vont coopérer de bon cœur aux activités de collecte de Davidson. Celui-ci assure que les membres pourront l’aider lors de son prochain camp d’été à Garibaldi en 1912. Ils pourront recueillir des spécimens géologiques, entomologiques et botaniques et effectuer des relevés topographiques pour enregistrer leur emplacement.

L’idée de « dépasser la simple activité de vaincre un sommet » et de contribuer à l’avancement de la science passionne tellement les membres du BCMC qu’ils prennent l’habitude de se réunir dans le Bureau botanique de Davidson. Le 20 novembre 1911, lors de son assemblée générale, le club officialise sa section botanique que préside jusqu’alors W. Taylor. Fred Perry, qui est également membre de la Vancouver Art and Historical Society, dirige la nouvelle section (en 1905, Perry avait émigré d’Europe où il travaillait comme apprenti tailleur).

Davidson se sent très bien au sein du BCMC. Contrairement au Club alpin du Canada, les principes égalitaires du BCMC rendent le club plus ouvert à des membres d’horizons différents. Comme Davidson l’écrit en réponse à la Workingmen’s Natural History and Scientific Society d’Aberdeen :

Je dois admettre qu’ils ont tous l’air d’aventuriers peu amènes, mais les deux semaines de camp suffisent généralement à réduire en lambeaux les vieux vêtements qui leur donnent cette apparence. Le groupe est hétérogène, composé aussi bien d’ouvriers que de cadres. On y retrouve notamment des tailleurs, des professionnels de l’immobilier, des sténographes, des avocats, des agents des postes et des représentants des tribunaux.

Le club valorise son ouverture vers la classe ouvrière. Il organise quelques-unes de ses réunions dans le Labor Temple et programme ses sorties en ayant soin d’éviter tout conflit avec le travail du samedi matin en usine.

Entre janvier et mai 1912, Davidson donne des cours de botanique aux membres du club au domicile d’Ernest Burns, un éminent syndicaliste et cofondateur du Social Democratic Party of Canada. Davidson organise ensuite une série d’excursions pour que les membres puissent « étudier les liens qui existent entre les plantes et leur environnement ».

Davidson apprend beaucoup au contact des membres du club puisqu’il est novice dans l’art de se déplacer et de survivre dans l’arrière-pays. Plus tard dans sa vie, il devra encore faire appel aux compétences des alpinistes. La sortie la plus ambitieuse du groupe est une exploration du secteur de Garibaldi, une région difficile d’accès à laquelle ils s’intéressent depuis 1910.