Le stress finit par affecter la santé de Davidson
Le refus de sa promotion, la présentation trompeuse et la minimisation de ses contributions universitaires ainsi que le fardeau des cours à préparer, alors qu’il doit aussi s’occuper de sa famille, finissent par affecter la santé de Davidson. En 1909, il contracte une pneumonie. Le printemps suivant, alors qu’il est encore convalescent, il attrape la grippe et il en ressort prédisposé aux rhumes. Alors que Davidson finit par se rétablir, son médecin lui conseille de quitter le « climat rigoureux » d’Aberdeen pour aller s’établir en Australie ou dans « un pays où le climat est plus modéré que celui du Nord de l’Écosse ».
À la recherche de cieux plus hospitaliers, Davidson entre en contact avec les Jardins botaniques royaux, à Kew (à la sortie de Londres), et se renseigne sur les plantes de la Colombie-Britannique. Ce faisant, il espère se faire une idée du climat de la province. Les Jardins de Kew ne recèlent cependant qu’un faible nombre de spécimens de la Colombie-Britannique.
La sœur de Davidson, qui réside à Vancouver, l’a informé qu’une université provinciale allait probablement être établie dans cette ville dans un avenir proche. Davidson est attiré par la perspective d’une nouvelle université et par le fait que les espèces végétales de la Colombie-Britannique soient si peu connues. Il espère que la province accueillera favorablement ses compétences sans restreindre sa carrière par des traditions universitaires rigides.
Davidson et son beau-frère, James Middleton, réservent chacun une place à destination de Vancouver le 14 janvier 1911, le jour de la naissance de John Fraser, le fils de Davidson. Le 2 avril de la même année, les deux hommes embarquent sur un navire qui les amène à Halifax et ils arrivent à Vancouver le 16 avril.
