Controverse forestière
John Davidson (6 août 1878 – 10 février 1970)
John Davidson est un botaniste qui rendit populaire l’étude de la nature en offrant au public des exposés illustrés. Il est le père de la Vancouver Natural History Society ainsi que de l’Herbier et du Jardin botanique de l’Université de la Colombie-Britannique. Ses travaux axés sur la conservation lui valent aujourd’hui d’être considéré par beaucoup comme un héros du mouvement environnementaliste.
Davidson l’activiste
Pendant l’automne et l’hiver 1916, Davidson écrit vingt longs articles sur la journée de l'arbre qui seront publiés dans le quotidien Vancouver Daily World. Le premier article critique les bûcherons de la Colombie-Britannique en dénonçant le gaspillage qu’ils font des ressources. Il félicite les personnes qui récupèrent et réutilisent les journaux. Dans des articles ultérieurs, Davidson informe les lecteurs que la plus grande richesse de Vancouver est l’« eau douce pure » qui abonde dans les « forêts des montagnes et des vallées au nord de l’inlet » et que les pique-niqueurs se doivent de protéger l’« héritage que la Nature nous a légué ».
Davidson demande à ses lecteurs d’imaginer ce qui se passerait si les arbres de la côte nord étaient coupés ou ravagés par le feu. Il leur recommande de surveiller, sur la côte nord de Vancouver, les activités de la nouvelle usine établie sur les berges du torrent Mosquito Creek ainsi que les coupes effectuées sur les pentes abruptes du mont Dome. Si les terres sont rapidement reboisées, tout ira bien. « Sinon, vous verrez! », prévient-il. Fort de la perspective unique que lui permet de cultiver ses activités de scientifique de terrain, Davidson est devenu un observateur assidu des impacts des activités humaines sur le paysage. Il s’élève contre les gaspillages inutiles et espère que les Britanno-Colombiens vont se réveiller et comprendre leurs responsabilités à l’égard de la flore indigène avant qu’il ne soit trop tard.
