La botanique en Colombie-Britannique au début du vingtième siècle
John Davidson perçoit à tort la Colombie-Britannique comme une terre vierge en matière de botanique. Il pense qu’il est la première personne à documenter la vie des plantes de la province. Peu de temps après son arrivée, il répond même à un confrère de l’Aberdeen Workingmen’s Natural History and Scientific Society en déclarant dans sa lettre :
... Je dirais que les possibilités en botanique sont immenses, car j’ai pratiquement débarqué en terrain vierge. Aucun botaniste systématique n’a travaillé ici avant mon arrivée et, si la santé et les forces ne me manquent pas pendant quelques années de plus, je pourrai réaliser des études botaniques qui devraient faire de moi l’un des pionniers de cette discipline dans cette province.
Davidson connaît pourtant bien l’existence d’autres personnes qui étudient la botanique en Colombie-Britannique : à Victoria, le professeur John Macoun, l’équipe père et fils de Charles Frederick et William A. Newcombe, et James Robert Anderson; à New Westminster, Albert J. Hill; à Vancouver, Joseph Kaye Henry et à Armstrong, Eli Wilson.
Même s’il a donc connaissance de l’active communauté scientifique qui étudie la botanique en Colombie-Britannique, Davidson ne s’en considère pas moins un expert plus savant que ceux déjà à l’œuvre dans la province. Il espère ainsi que :
la collection, [qu’il a] eu l’honneur d’assembler, constituera le noyau de ce qui deviendra un jour l’herbier le plus complet de la flore provinciale.
