English

La création de la journée de l'arbre

La journée de l'arbre, un événement annuel dédié à la plantation d’arbres dans l’espace urbain, est née au Nebraska en 1872. John Davidson, qui s’intéresse au mouvement City Beautiful et à l’histoire naturelle, en vient naturellement à instituer et à organiser une journée de l'arbre à Vancouver.

En 1916, le Women’s University Club demande l’aide de Davidson pour célébrer une première journée de l’arbre visant à embellir Vancouver. Davidson préside aux activités auxquelles participent également les membres de la Commission des parcs, le Conseil scolaire, le Local Council of Women, le Women’s University Club et les City Ratepayers. Participent également le conseiller municipal Lauchlan A. Hamilton et le maire Malcolm Peter McBeath qui signent ensemble, le 12 mars 1917, un arrêté municipal en faveur de la journée de l'arbre. La pépinière de la Commission des parcs offre des arbres après la parution d’une campagne de sensibilisation dans les journaux.

Brink parle de Davidson
Écouter l’audioclip : « Défrichage et plantation d’arbres en ville » (lecture en transit, 1,1 Mo)

Écouter l’audioclip en transit à l’aide d’un décodeur externe : « Défrichage et plantation d’arbres en ville » (MP3, 1,1 Mo)
Lire la transcription : « Défrichage et plantation d’arbres en ville »

Bien qu’il considère l’embellissement de la cité comme un objectif important en soi, Davidson prévoit profiter de la journée de l’arbre pour informer les écoliers et les propriétaires de maison de l’utilité des arbres : ils retiennent l’humidité, protègent de l’érosion et offrent de la nourriture et un abri à « un grand nombre d’animaux indigènes ».

La journée de l'arbre ne peut être célébrée en 1911 parce que, selon Davidson, « nous étions alors obnubilés par l’immobilier, [et] nous n’avions aucun désir d’embellir des maisons dont la plupart allaient se vendre en moins de vingt-quatre heures. Aujourd’hui en 1916, nous sommes revenus sur terre et nous prenons le temps de penser aux choses qui en valent la peine ». Davidson estime que l’étude de la nature est essentielle pour l’éveil des jeunes enfants parce que selon lui, un tel passe-temps peut inculquer aux écoliers « la gentillesse, la prudence, l’obligeance, l’esprit d’industrie, la patience, le sens du bonheur, le goût de se rendre utile, l’amour du travail et la hantise de l’inactivité ». Il voit dans ces qualités les ingrédients indispensables à la construction d’une vraie citoyenneté.