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Journée de l’arbre

John Davidson (6 août 1878 – 10 février 1970)

John Davidson est un botaniste qui rendit populaire l’étude de la nature en offrant au public des exposés illustrés. Il est le père de la Vancouver Natural History Society ainsi que de l’Herbier et du Jardin botanique de l’Université de la Colombie-Britannique. Ses travaux axés sur la conservation lui valent aujourd’hui d’être considéré par beaucoup comme un héros du mouvement environnementaliste.

Le mouvement « City Beautiful »

Entre 1870 et la Première Guerre mondiale (1914–1918), la société canadienne se métamorphose avec l’apparition d’un nombre croissant de villes et d’usines. Le mouvement City Beautiful, qui prend naissance aux États-Unis, a pour vocation de remédier au problème de dégradation des conditions de vie dans les villes et à la piètre apparence de celles-ci.

Les partisans de City Beautiful sont convaincus que le cadre de vie a une influence directe sur le comportement social. Les taudis et la pollution industrielle sont à la fois des dangers sanitaires et des facteurs de dégradation du paysage urbain. City Beautiful encourage l’aménagement de places et de parcs publics reliés par des larges boulevards bordés d’arbres. Non seulement ces boulevards seraient utiles au transport mais ils offriraient également des espaces verts plaisants à l’œil.

L’art et l’architecture civiques jouèrent également un rôle. Les bâtiments municipaux, construits selon le style néo-classique, inspirent une certaine confiance dans le gouvernement et la société. Parmi les exemples qui ont survécu jusqu’à nos jours, on peut citer la Vancouver Art Gallery et le campus de l’Université de la Colombie-Britannique, avec ses allées piétonnes bordées d’arbres.

Ces idéaux reflètent les croyances religieuses de John Davidson concernant la théologie naturelle. Lorsque les premiers colons transforment de vastes zones de forêt pluviale tempérée constituée de vieux peuplements en un secteur urbain baptisé Vancouver, ils éliminent tous les arbres de taille et laissent un chaos d’énormes souches et de pentes propices à l’érosion. Les écoles ressemblent alors à des « baraquements perdus au milieu d’un désert ». Cette tournure des choses inquiète les colons anglais pour qui « des rues négligées ne peuvent être le fait que d’une population négligée ».

Davidson a la conviction qu’il incombe à chaque citoyen de planter des arbres, des arbustes et des fleurs, en particulier des espèces indigènes, et que la beauté a le pouvoir d’étouffer les comportements sociaux déplaisants. Pour encourager la population à aller dans ce sens, il organise et arbitre des concours de jardins pour les enfants.