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Recherchons : un jardin botanique public

Mais que représente un jardin botanique de cinq acres comparé aux vastes jardins publics d’autres grandes villes de par le monde ? Le jardin botanique de New York, récemment agrandi, occupe à présent une surface de 400 à 500 acres et comprend des bureaux, des musées, une bibliothèque, des serres, etc.

Il y a moins de 30 ans, M. Henry Shaw de Saint-Louis, dans le Missouri, fit à sa ville un legs immobilier d’une valeur approximative d’un million et quart de dollars « dans le but d’offrir au public un jardin botanique, d’accès facile, voué à la culture et au développement de plantes, fleurs, arbres fruitiers et espèces forestières, et autres représentants du règne végétal, ainsi qu’un musée et une bibliothèque dédiés à l’étude de la botanique, de l’horticulture et autres sujets du même ordre. » C’est ainsi que sont nés ces jardins botaniques, qui contribuent aujourd’hui en grande partie à la renommée de la ville de Saint-Louis.

Je ne connais aucune province au Canada, et très peu d’endroits en Amérique du Nord, qui égalent la Colombie-Britannique pour la création d’un jardin botanique public. De nombreuses espèces, qu’il est impossible de cultiver dans les jardins de New York, en raison de la chaleur intense de l’été et du froid mordant de l’hiver, s’épanouiront dans notre climat. Nous avons constaté, depuis les débuts de la création de ce jardin, que les plantes originaires de régions désertiques et arides de l’intérieur de la province, ou celles poussant sur des glaciers ou dans les neiges éternelles résistent facilement aux hivers sur la côte. Il existe, entre ces deux extrêmes, une vaste gamme d’espèces qui pourront être cultivées pour l’exposition ou la recherche, à condition de disposer des installations adéquates. Il ne reste qu’à espérer que l’un de nos concitoyens égalera la générosité de M. Henry Shaw de Saint-Louis, et qu’il nous permettra ainsi de dédier, pour commencer, quelques 200 acres à la création d’un jardin botanique public, digne de la plus grande ville portuaire de l’ouest du Canada.

Jusqu’à présent, j’ai mentionné uniquement les institutions auxquelles notre société peut offrir un soutien direct. Il m’est difficile d’inclure les galeries d’art et de sculptures dans cette discussion, étant donné que je ne possède pas de connaissances approfondies dans le domaine des Beaux Arts. Je laisserai donc à nos amis artistes, bien plus instruits sur ce sujet, le plaisir d’approfondir la discussion dans ce domaine. Si certains concitoyens, plus intéressés par l’art que par les bibliothèques, musées, jardins botaniques et zoologiques, désirent investir des fonds pour soutenir les générations futures d’artistes, qu’il en soit ainsi. Quant à nous, nous récolterons les fruits de notre labeur en temps voulu.