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Collecte de l’information et documentation sur la flore

Lorsqu’on a commencé à identifier les plantes indigènes de la Colombie-Britannique, on a constaté qu’il n’existait pas de « Flore » qui traite adéquatement des espèces indigènes, et qu’il était donc nécessaire de se procurer les « Flores » des États avoisinants et de l’Est du Canada. L’ouvrage le plus utile à cet égard pour trouver de l’information sur la flore de la Colombie-Britannique était le Catalogue of Canadian Plants du Prof. John Macoun, naturaliste de la Commission canadienne de géologie et d’histoire naturelle, mais ce document n’indique que les plantes trouvées par le Prof. Macoun ou celles sur lesquelles des renseignements lui sont parvenus en provenance de toutes les régions du Canada, y compris la Colombie-Britannique.

Il existe très peu de documentation à propos des algues. Le « Nereis Boreali Americana » de Harvey, le « Algae of North West America » de Setchell et Gardner, le « Minnesota Algae » de Mlle Tilden, et le « Green Algae of North America » de F. Shipley Collins comprennent quelques références aux espèces de la Colombie-Britannique.

En ce qui concerne les champignons, il y a beaucoup de travail sur le terrain à faire ici. Les champignons indigènes parasitiques et saprophytiques se trouvent en abondance. Il n’existe pratiquement pas d’information sur les champignons de la Province, quoique beaucoup d’espèces soient décrites dans des livres américains sur les champignons et les maladies des plantes.

Parmi les livres les plus utiles sur les bryophytes, citons le « Lichens » de Tuckerman, le « Lichens » de Schneider, le « Handbook to the Study of Mosses » du Dr Grout et le « Mosses of North America » de Lesquereux & James. Mais ceux-ci conviennent mieux aux chercheurs de l’Est qu’à ceux qui se trouvent à l’ouest des Rocheuses.

En ce qui concerne les Pteridophyta et les Spermaphyta, il faut avoir des « Flores » provenant des États de l’Est ainsi que des États de l’Ouest, en plus d’obtenir des publications des établissements de botanique pour la description des nouvelles espèces. La « Flora of Oregon » de Howell, la « Flora of Washington » de Piper, la « Flora of the Rocky Mountain Region » de Coulter & Gray et de Coulter & Nelson, la « Flora of North America » de Gray, la « Flora Boreali Americana » de Hooker, et autres, sont plus ou moins nécessaires pour couvrir la majorité des espèces de la Colombie-Britannique.

On peut dire avec confiance qu’à présent la botanique du Nord-Ouest est dans une situation de chaos étant donné l’incertitude qui entoure plusieurs espèces, et ceci en grande partie à cause de l’importance des variations selon les divers environnements. Très certainement, avec des études sur le terrain plus détaillées des spécimens, les botanistes écologiques pourront classer plusieurs de ces « espèces » selon leur vraie place, soit en tant que simples variations d’espèces déjà bien définies. Ceci s’appliquerait en particulier aux espèces séparées en fonction de caractéristiques très artificielles, qu’on leur a attribuées en examinant les spécimens disponibles dans les herbiers.

Il arrive souvent que deux flores divergent sur les mêmes espèces et qu’on trouve deux ou même trois descriptions d’une même plante sous des noms différents. L’un des buts du Bureau botanique est de se procurer des exemplaires de tous les travaux contenant les descriptions originelles des espèces indigènes, afin de commencer à mettre de l’ordre dans le chaos actuel.