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Conditions écologiques de la flore de la Colombie-Britannique

Étant donné que l’étude de la botanique en Colombie-Britannique n’a jamais fait l’objet d’un travail systématique et définitif, et que la seule information disponible est celle qui a été recueillie par des collectionneurs en visite dans la Province ou par d’autres qui s’y sont plus ou moins établis en permanence, l’intention est non seulement d’évaluer la répartition de chaque espèce mais aussi de faire des observations sur les relations de ces espèces à leur environnement.

Dans une Province comme la Colombie-Britannique, où les changement d’environnement sont souvent radicaux, de nombreux sujets d’observation intéressants devraient ressortir. Souvent, à un ou deux milles de l’océan, apparaissent des montagnes d’une altitude de 5 000 à 9 000 pieds, avec une végétation différente, complètement distincte de la végétation côtière, bien que les zones se chevauchent parfois, produisant alors des variations considérables dans diverses espèces. La transition entre la côte et la zone aride est fort abrupte. On le remarque tout particulièrement lorsqu’on passe à l’est de la chaîne côtière, entre Keefer, au bas du canyon du Fraser, et Lytton. Ainsi, la flore est typiquement côtière à Keefer, tandis qu’à Lytton, elle est caractéristique de la zone aride. Entre ces deux lieux, un chevauchement graduel des deux flores se produit; la flore côtière devenant de plus en plus rare vers l’est et la flore de la zone aride se faisant de plus en plus rare à l’ouest, étouffée par les plantes mieux adaptées à un climat humide.

Il serait prématuré actuellement de donner les résultats des observations effectuées dans ces régions étant donné qu’il faut encore procéder à des observations dans de nombreuses autres régions.

L’un des résultats de ces observations écologiques est l’acquisition de connaissances quant à la valeur des terres pour l’agriculture et l’exploitation de la forêt. Cette information sera des plus valables pour faciliter l’observation dans les régions encore inexplorées de la Province car il est possible de déterminer, à partir de la flore, les conditions qui prévalent dans chacune des régions. Les « association de plantes » présentes dans chaque région donnent en effet des renseignements quant au sol, à l’exposition, à la durée de la saison de croissance, etc.

Dans le but de déterminer la flore caractéristique d’environnements particuliers, des collectes intensives ont été effectuées dans des habitats sélectionnés, et les comparaisons entre ces collections révèlent qu’il existe de nombreuses associations différentes entre les plantes. De cette façon, on peut séparer les plantes qui ne sont pas caractéristiques d’un habitat, tout en discernant les variation attribuables à l’environnement.