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Aide botanique à ceux qui travaillent à l’étude de la nature (Jardins d’écoles et Herbiers d’écoles)

Nous prévoyons que le Bureau botanique deviendra un centre de renseignements pour les enseignants au sujet de la flore indigène et de sa place dans l’étude de la nature, en milieu scolaire. Déjà, un certain nombre d’enseignants sont sur la liste de nos correspondants, et à mesure que le travail du Bureau botanique deviendra plus connu, nous espérons qu’un plus grand nombre d’enseignants se feront correspondants pour la localité où est située leur école.

Nous avons déjà fourni des renseignements sur la création d’herbiers dans les écoles. Ceux-ci sont considérés presque nécessaires dans une Province telle que la nôtre, où les conditions climatiques varient grandement de localité en localité.

Il serait très éducatif que chaque école, d’un bout à l’autre de la Province, dispose d’une collection de spécimens d’herbier préparée convenablement pour illustrer la flore trouvée dans les environs de l’école. On constatera qu’une collection appartenant à une école dans une localité de la zone aride diffère à certains égards de celle d’une autre localité; que la flore de la zone aride diffère considérablement de celle de la côte; que la flore de différentes localités côtières diffère de celle des localités ailleurs dans l’île, etc.

Les herbiers d’écoles permettront aux enseignants de se familiariser avec les plantes de leur localité. Ils pourront par la suite transmettre ces connaissances à leurs élèves; par conséquent, les renseignements sur la botanique se propageront dans toutes les parties de la Province.

Les herbiers d’écoles seront d’intérêt tout particulier pour les enseignants qui ont été transférés d’une localité à une autre. En effet, un enseignant qui a travaillé pendant quelques années dans la zone aride et qui a pu se familiariser avec les caractéristiques de la flore de cette région, mais qui est transféré dans une école ailleurs dans la Province, est confronté à de nouvelles difficultés quand il découvre que la végétation y est globalement différente.

Les herbiers d’écoles pourraient aussi s’avérer utiles aux nouveaux venus tels que les enseignants arrivant de l’est du pays et ayant une bonne connaissance de la flore de cette région. Ceux-ci se heurtent à de graves difficultés lorsqu’ils essaient de trouver les noms des plantes indigènes puisqu’elles sont foncièrement différentes de celles à l’est des montagnes Rocheuses.

Des conseils et des instructions sont donnés aux enseignants quant à la formation de telles collections dans les écoles. Afin de faciliter ce travail partout dans la Province, le Bureau botanique est arrivé à une entente avec une ou deux firmes pour qu’elles fabriquent et fournissent le matériel nécessaire au travail de botanique, économisant ainsi le temps qu’il faudrait attendre si ce matériel était commandé dans l’est du pays ou aux États-Unis. Il est maintenant possible de se procurer à Vancouver des lentilles, des pincettes, des aiguilles, des cadres en fil de fer pour presser les plantes, du papier de pressage et de montage, ainsi que des cases pour la collecte botanique.

En ce qui concerne la création de jardin dans les écoles, les occasions sont nombreuses de faire un travail utile aussi bien dans les villes que dans la campagne. Il existe tant de plantes indigènes spectaculaires, et tant de types de plantes particulièrement utiles pour l’étude de la nature, que chaque école devrait avoir son propre jardin pour illustrer les différents types de plantes trouvées dans la Province et pour cultiver suffisamment de spécimens destinés aux cours d’études de la nature. Le Bureau botanique sert de centre d’échanges de spécimens entre les écoles des différentes régions de la Province.

Un enseignant qui souhaite avoir un coin du jardin réservé à une collection spéciale peut, après avoir communiqué avec le Bureau botanique, recevoir des graines ou des plantes, ou au besoin obtenir le nom d’un correspondant qui peut les lui faire parvenir. Une école de la région côtière ou des îles peut ainsi obtenir des spécimens de la zone aride ou des régions alpestres, tandis que les écoles de la zone aride peuvent se procurer des spécimens des régions côtières.

La plus grande partie du travail requis par un jardin d’école peut être fait par les élèves sous la supervision de l’enseignant et les enfants peuvent généralement amener des plantes intéressantes des lieux environnants. Le concierge peut s’occuper des spécimens pendant les vacances scolaires, notamment de ceux qui doivent être arrosés régulièrement.

Dans le but de faciliter la transmission des connaissances sur la flore indigène de la Colombie-Britannique, le Bureau botanique a suggéré au Conseil d’administration de la Commission des parcs d’établir un jardin botanique public dans le parc Stanley à Vancouver. Nous avons proposé de mettre en place l’infrastructure nécessaire pour avoir une collection représentative de la Province, incluant la flore des régions du sud, de la côte et de la zone aride, et représentant autant que possible toutes les espèces d’arbres et de buissons indigènes.

Pour ajouter au côté éducatif du jardin, nous avons aussi suggéré d’y consacrer quelques parterres uniquement aux plantes indigènes de la Colombie-Britannique, qui pourraient ainsi servir aux études de la nature et qui permettraient aux enseignants de trouver certaines idées pour leurs leçons.

La proposition a été immédiatement acceptée et peu après, une partie du parc Stanley a été réservée à cette fin. Un plan de jardin a été dessiné et les travaux devraient commencer en 1914 avec la création de parterres de plantes et de rocailles.