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Le musée de Vancouver

Nous avons, à Vancouver, une collection hétéroclite, connue dans notre ville sous le nom de « Musée de Vancouver »; cette collection est considérée par certains comme la plus grande honte de notre ville. Les pièces du musée, totalement inappropriées, sont un parfait exemple de l’importance excessive accordée à l’architecture au détriment de l’aspect pratique et utile; les résidents, pourtant, ne semblent porter aucun intérêt aux conditions des lieux, comme s’ils n’avaient, de toute façon, pas voix en la matière.

Un musée digne de ce nom se doit, avant tout, de contribuer à l’éducation du grand public, jeunes et moins jeunes, et ajoute également au prestige et à la renommée d’une ville. Chaque mois, des milliers de visiteurs, dont bon nombre viennent d’ailleurs, visitent notre musée, mais forment ensuite une opinion très négative sur notre ville et ses habitants. Mais comment pourrait-il en être autrement après une visite de ce musée ? Cette collection inclut des centaines d’échantillons de grande valeur, mais il est impossible de les répertorier et de les exposer de manière satisfaisante, en raison du manque d’espace et du maigre budget. Ces échantillons perdent alors toute leur valeur éducative, et les visiteurs arrivent à peine à distinguer les plantes indigènes des plantes venant d’autres pays, puisqu’elles ne sont pas classifiées.

Je ne vois qu’une raison expliquant l’apathie manifestée par rapport à l’état actuel de notre musée; l’ignorance du public sur ce qu’est un vrai musée. L’un des objectifs de notre société est de combattre cette ignorance, et d’aider à la création d’un musée digne de nos concitoyens.

En tant que membres de notre société, nous nous intéressons bien sûr particulièrement au département d’histoire naturelle du musée. Il existe plusieurs façons pour nous d’encourager le développement de ce département, mais il est essentiel de nous assurer que notre soutien sera utilisé à bon escient et que toute collection léguée au musée sera proprement exposée pour en optimiser l’aspect éducatif. Pour l’instant malheureusement, le manque d’espace et de soutien public nous force à nous contenter d’un magasin de curiosités défraîchi, que nous appelons le « Musée de Vancouver ».