Le citoyen aisé
Dans chaque communauté, il existe un petit groupe de personnes, qui expriment haut et fort leur aversion pour ceux qui sont financièrement bien nantis. Il serait sage, à mon avis, de s’exprimer avec réserve sur ce point, jusqu’au moment où nous pourrons évaluer avec plus de précision l’héritage laissé par ces citoyens aisés. Je suis persuadé que la plupart d’entre eux sont comme vous et moi, et que, selon le cours naturel des choses, ils passeront eux aussi de la phase d’avancement matériel à la phase plus noble de partage généreux pour le bien-être des générations futures. J’en ai eu la preuve récemment lors de la campagne de collecte de fonds pour la construction du Y.M.C.A. dans notre ville. Si certains concitoyens sont en effet prêts à faire don de 5000 $ ou 10 000 $ pour promouvoir le bien-être physique et mental de nos jeunes hommes, il me semble qu’ils soutiendront également les institutions publiques qui contribuent au bien-être de centaines de milliers de jeunes, d’hommes et de femmes de notre génération et des générations à venir. En encourageant nos jeunes à s’intéresser à un domaine particulier des sciences de la nature, nous assurerons également leur santé physique et mentale; l’étude de la nature nous permet de nous rapprocher de Dieu et nous aide à mieux comprendre les lois qui gouvernent la vie de toutes ses créations. Un homme sans passions est une menace pour la communauté.
Des dons de 5000 $ à 10 000 $ représentent peu par rapport à un don d’un million et quart de dollars, mais un don similaire à toute institution publique précédemment nommée représenterait une aide inestimable pour moderniser la dite institution.
