« Une définition de ‹ notre flore indigène › »
CONFÉRENCE PRÉSENTÉE DEVANT LA VANCOUVER CHAMBER OF MINES
« Une définition de ‹ notre flore indigène › »
J. Davidson, F.L.S., F.B.S.E. botaniste auprès du gouvernement de la Colombie-Britannique
Le 2 février 1914
Avant de commencer, permettez-moi de vous remercier de l’honneur que vous m’avez fait en me demandant de parler devant vos membres de la flore de la Colombie-Britannique.
Même si on peut faire remonter une grande partie de la prospérité de notre province à la richesse de sa flore, notamment des plantes qui peuplent nos forêts, l’étude systématique du sujet a été pratiquement négligée, sauf pour le travail de quelques amateurs passionnés qui ne sont pas obsédés par l’amour du gain.
Je pense qu’on ne court pas de risque de se tromper en disant que la faune de la province est mieux connue que la flore. Il ne faut cependant pas interpréter cette affirmation dans le sens que notre connaissance de la faune est complète, car les deux domaines sont liés de si près qu’ils bénéficient tous deux de toute amélioration des connaissances.
Comme il existe un champ important pour la recherche botanique en Colombie-Britannique, j’ai le grand plaisir de saisir cette occasion de vous donner un aperçu d’une partie du travail à faire dans l'espoir que d'autres pourront partager l'intérêt et le plaisir que l'on éprouve à faire des observations utiles sur le terrain et devenir ainsi un botaniste amateur.
La simple mention de « Botaniste » suffit à évoquer chez certains l'image d'un homme d'allure étrange aux longs cheveux en désordre, ou sans cheveux du tout, remarquable par la longueur de ses ongles et de son visage, portant une veste beaucoup trop courte et des pantalons trop longs pour être des knickerbockers, un homme qui pourrait passer une heure à regarder une plante pour, finalement, la reposer en lui donnant un nom que l'on ne peut prononcer que dans un état de sobriété parfaite.
Les gens qui associent cette description à l'image d'un botaniste moderne ont cinquante ans de retard. De nos jours, nous voyons nos enfants suivre des cours en botanique à l'école. Nos jeunes gens, nos professionnels et nos hommes d’affaires s'intéressent tous activement à quelque branche de ce sujet fascinant. Même à Vancouver, nous voyons beaucoup de gens qui veulent apporter leur contribution pour faire avancer notre connaissance de la flore indigène, et j’espère faire la connaissance de quelques passionnés de plus ce soir.
