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L’étude de la nature dans les écoles

J’ai, à de nombreuses occasions, discuté de la relation entre notre travail et l’étude de la nature dans les écoles, mais j’aimerais, si vous me le permettez, présenter un résumé rapide de nos objectifs dans ce domaine, particulièrement pour les nouveaux membres de notre société. Nous accueillerons avec plaisir dans notre société des représentants de toutes les classes de la communauté, mais nous visons plus particulièrement les enseignants, qui pourraient profiter des conférences et excursions que nous organisons, ainsi que des nouvelles relations liées avec les membres de notre société.

Étant donné que la flore et la faune indigènes de ce côté des montagnes Rocheuses diffère énormément de celles de l’est du pays, et qu’une majorité de nos enseignants émérites sont originaires de l’est, il est facile de comprendre pourquoi ces derniers se heurtent souvent à des difficultés lorsqu’il s’agit d’enseigner les sciences de la nature. Qui plus est, ils ne savent que rarement vers qui se tourner pour obtenir l’aide dont ils ont besoin.

Des centaines d’enseignants sur la côte ou dans l’intérieur du pays, dont beaucoup ont été éduqués en Colombie-Britannique, ont reconnu qu’ils enseigneraient les sciences de la nature avec bien plus d’enthousiasme et d’efficacité s’ils disposaient de connaissances plus approfondies et de méthodes d’enseignement basées sur des échantillons vivants. Rien n’est plus contagieux que l’enthousiasme; un enseignant enthousiaste transmettra sa passion à ses élèves. Ce goût d’apprendre ne peut malheureusement pas naître uniquement de l’étude dans les livres et c’est pourquoi de nombreux élèves ne profitent pas pleinement des cours, bien que l’enseignant les ait préparés avec grand soin.

La plupart des enseignants qui prennent leur profession à cœur, sont prêts à profiter de toute occasion qui leur facilitera la tâche ou leur permettra de travailler plus efficacement. Cependant, il existe, dans toute profession ou commerce, des individus qui n’agissent que dans leur propre intérêt et les professions de l’éducation n’y font pas exception. Je suis persuadé que seuls les individus concernés feront objection à cette remarque.

Les conférences présentées par notre société pendant l’hiver ainsi que les excursions organisées pendant l’été, donnent à nos membres l’occasion d’acquérir une somme de connaissances considérable, que l’on ne peut acquérir par les livres seulement. Ces connaissances combinent le travail théorique avec l’expérience pratique, et tous ceux qui participent aux conférences et aux sorties sur le terrain sont très rapidement surpris par le nombre de connaissances qu’ils acquièrent sans réel effort.

C’est au nom de tous les enfants qui fréquentent nos écoles que nous offrons notre aide aux enseignants; les enfants d’aujourd’hui seront nos membres de demain. Ils éprouvent un intérêt naturel pour les fleurs, les animaux et d’autres phénomènes naturels et nous aspirons à développer et à aviver leur enthousiasme naturel plutôt que de l’étouffer comme il est souvent de coutume pendant les années de scolarité.

Les autorités éducatives les plus éminentes ont à présent reconnu que les sciences de la nature, proprement enseignées en corrélation avec d’autres matières, permettront aux élèves de développer leur intelligence, mais aussi leur sens de l’originalité, contrairement aux méthodes d’enseignement vieillottes qui consistent à « bourrer le crâne » des étudiants par un enseignement purement théorique. Toute méthode utilisée pour promouvoir un apprentissage dans le plaisir plutôt qu’un apprentissage forcé, incitera nos jeunes à poursuivre leurs études avec un enthousiasme renouvelé et permettra de produire des citoyens capables de réfléchir et de mettre à profit leurs talents pour le bien de la communauté.