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Brink parle de Davidson

Vernon Cuthbert « Bert » Brink (1912–2007) fut un élève de John Davidson avant de devenir professeur d’agronomie – science de la gestion des sols et des cultures agricoles – à l’Université de la Colombie-Britannique. Brink accompagnait souvent Davidson lors des sorties de la Vancouver Natural History Society et il était proche du botaniste. Écoutez l’interview de Brink ou lisez l’audioscript des souvenirs détaillés qu’il a de John Davidson.

Attention : Sauf avis contraire, la transcription qui suit rapporte les mots prononcés par Vernon Brink (VB). David Brownstein (DB) est l’intervieweur.

Brink parle de Davidson
Écouter l’interview : « Brink parle de Davidson » (lecture en transit, 44,8 Mo)

Écouter l’interview en transit à l’aide d’un décodeur externe : « Brink parle de Davidson » (MP3, 44,8 Mo)

J’ai rencontré John Davidson pour la première fois, il y a longtemps. Je suis né en 1912, je me souviens très bien de l’Armistice bien sûr. Ça devait donc être aux alentours de 1920. Je devais avoir 6 ou 7 ans lorsqu’un des vétérans de la Première Guerre mondiale dirigeait une troupe de louveteaux [sur la] rue Trafalgar à Vancouver. Mon père pensait que ce n’était pas une mauvaise organisation et que je devrais peut-être y aller. À partir de là, nous sommes rentrés chez les scouts, chez les louveteaux, et le mouvement des garçons scouts... Nous étions encouragés par le chanoine Sovereign, [le] chanoine Arthur Sovereign de l’église anglicane St Marks, à participer aux sorties sur le terrain avec John Davidson. L’une de ces sorties, je me souviens très bien, était à la Réserve Musqueam et dans ce cas c’était un événement annuel avec le professeur Davidson. Il y avait des prés dans la réserve, qui sont maintenant pleins d’aulnes parce que les prés ont été submergés à cause des digues.

Ce fut ma première rencontre; les louveteaux, les scouts et l’encouragement du chanoine Sovereign, m’ont permis de connaître John Davidson. Je pourrais m’égarer et parler des prés de Musqueam qui n’existent plus, ils ont complètement disparu, ce qui est une déception en quelque sorte. Mais je ne devrais pas m’y attarder. Mais comme vous le savez, l’usine de l’île Iona se trouve de l’autre côté du fleuve et pour atteindre l’usine, ils avaient placé de larges conduites puis avaient endigué la région et les conduites traversaient à l'île Iona. C’était plus tard, mais...

Bref, il y a quelques décennies, lorsque j’étais adolescent, j’ai pu de nouveau repartir en sortie sur le terrain de temps à autre. M. Davidson [ne] participait [qu']à peu des nombreuses sorties organisées par la Société d’histoire naturelle de Vancouver pour la raison qu’il n’était pas entomologiste, il n’était pas spécialiste des oiseaux, il était précisément un botaniste, et [on] partait occasionnellement en sortie qui n’étaient pas les sorties du samedi après-midi de John Davidson. Mais jamais le dimanche avec John Davidson; le dimanche était pour lui un jour de repos, et je pense qu’il devait s’y tenir étroitement. Je pourrais m’attarder sur les sorties que nous avons faites; en fait, elles étaient des destinations importantes pour John Davidson parce qu’elles avaient un but particulier : la flore. Je dirais que les fleurs de Caulfields au printemps à l’ouest de Vancouver, la flore de Rocky Bluff à cette période était d’un grand intérêt et très colorée. Cela a disparu aujourd’hui bien entendu, [c'est] entièrement urbanisé. Une autre sortie était celle de Crescent Beach, qui là encore a été largement urbanisée depuis, mais il y avait là-bas des chalets d’été et des régions sableuses très colorées. Il y avait également des endroits éloignés avec des boutons de boue qui étaient à l’époque plutôt colorés. Il y avait des sorties sur le lac Burnaby que l’on appelait, je suppose, l’extrême ouest du lac Burnaby, non pas l’extrémité de la rivière Brunette, mais le… Et la tourbière là-bas était [bien] développée, traversée par BC Electric, très urbain à un moment. La tourbière était une tourbière flottante, et John Davidson prenait grand plaisir à prendre et à planter son bâton dans la tourbière jusqu’à l’eau en-dessous.